Notre nouveau départ
- Noemie

- 20 avr.
- 3 min de lecture
''New year, new me''. Nouvelle année, nouveau moi. Ou plutôt, nouveau nous. Nouvelle maison. Nouvel emploi. Nouveau pays. Nouvelle province. Nouvelle vie. 2026 commence en grand pour nous avec, enfin, le visa tant attendu de Dalai. Et ce n'est que le début.

La fin de notre aventure d'immigration
Je mentionne souvent ''visa'' pour simplifier la conversation, mais le visa ne servait qu'à entrer au Canada. Le document que nous attendions si impatiemment était la confirmation de résidence permanente, la petite carte qui ne permettrait pas seulement de rentrer au Canada, mais également d'y rester. La précieuse lettre que plusieurs immigrants attendent depuis des années.

En novembre 2022, à peine quatre mois après mon retour de Mongolie, j'y suis retourné. J'y ai rencontré la famille de Dalai, découvert sa culture, son mode de vie, son monde. Nous avons appliqué pour un visa de touriste, loin de nous douter à quel point ce serait difficile, presque impossible, vu sa situation. Il a bien sûr été refusé.
Et lorsque je suis retournée au Canada, nous nous sommes promis de tout faire pour être ensemble, dans le même pays, peu importe lequel. Ça aura pris 40 mois, des milliers de dollars et beaucoup d'espoir, mais nous y sommes enfin arrivés. Nous avons dit adieu à notre vallée, à nos amis, notre famille, notre maison, et nous nous sommes embarqués dans notre aventure la plus folle jusqu'à maintenant.
Le tour du chapeau
Lorsque nous avons compris que l'option du visa de touriste ne fonctionnerait pas, nous avons décidé de tenter le permis de travail pour travailleurs étrangers temporaires. Une amie de longue date a accepté d'offrir un emploi et de sponsoriser Dalai. Cette option devait lui permettre de venir au Canada avec un permis de travail fermé, de façon temporaire. Parfait pour nous donner plus de temps ensemble et lui faire découvrir le Canada. Une option coûteuse qui nous a fait perdre beaucoup de temps, car elle a finalement été refusée sous prétexte que nous étions mariés !
Il ne nous restait donc qu'une option, le parrainage. Beaucoup plus long, plus cher, et plus permanent. Mais en y repensant, c'est cette voie que nous aurions dû choisir dès le départ. Encore plus que la personne qui nous a finalement engagés... est mon amie qui avait dès le
départ accepté de sponsoriser Dalai ! Nous avons pris la longue route pour arriver exactement là où nous devions être.

Des projets plein la tête
Yaks, courses d'endurance, roulotte hippomobile, jardin autosuffisant… Notre liste de projets grandit chaque jour et pour la première fois depuis longtemps, nous avons enfin l'impression que ce ne sont pas que des rêves un peu fous lancés en l'air. L'argent, bien sûr, continue d'être un problème, à sa façon. Mais pour le reste, nous avons l'espace et les ressources nécessaires pour faire à peu près tout ce que l'on désire !
Et par-dessus tout le reste, il y a tout le travail pour faire de cet endroit notre maison. Nous sommes extrêmement privilégiés d'avoir une maison avec l'emploi de Dalai. Jolie, mais le terrain n'a pas été entretenu en un peu plus de deux ans. L'herbe est longue, des arbres sont tombés, la peinture s'est écaillée. Il y en a plus qu'assez pour nous garder occupés.
Le retour du blog, pour vrai
Le blog, mais aussi la boutique en ligne. Enfin, nous avons l'espace pour entreposer des stocks et avoir un bureau fonctionnel pour faire la gestion, et pour s'asseoir tranquillement pour écrire. ''Tranquillement'', aussi tranquille qu'il est possible de faire avec un petit garçon aventurier de près de deux ans, on s'entend.
Beaucoup à faire veut aussi dire beaucoup à raconter, beaucoup à partager. Cette histoire n'est plus seulement la mienne, mais est maintenant celle de notre famille. On y ajoute différents chapitres, différents sujets, mais les chevaux restent toujours au cœur de notre histoire. Là où tout a commencé.


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